Bienvenue.

Bienvenue.
Oh allez. Maintenant vous me connaissez.


Petit résumé tout de même ?

Gabriella Jones, demi-soeur de Daniel Jones. Cohabitation très difficile entre les deux. Danny rend responsable la petite Gabriella alors âgée de 5 ans à l'époque, du divorce de ses parents. Un jour, tout dérape. Elle s'enfuit. Lui regrette.


Les chapitres sont très courts. Et il n'y a que deux points de vue dans cette fiction. Celui de Gabriella Jones, et celui de Daniel Jones. Le tout, un chapitre sur deux.


Vous n'avez pas comprit ? J'm'en fou.


PS: En italique les pensées des personnages.

# Posted on Sunday, 30 November 2008 at 2:13 PM

Gabriella Jones.

Gabriella Jones.
Une photo de famille posée sur une commode dans l'entrée d'un appartement quelconque. Cette famille, c'est la mienne. Enfin du moins, je la considérais comme la mienne. Ce n'est pas si facile d'être la dernière d'une famille recomposée. Surtout quand votre nouveau frère vous rend responsable du divorce de ses parents. Mon Nom ? Jones. Prénom, Gabriella. Je suis une jeune fille de dix-huit ans maintenant, et cette histoire est la mienne...


Dix huit ans, toute mes dents, et un avis de recherche pour fugue mis aux oubliettes, tout comme mon passé. Ca fait trois ans que je suis volontairement partie de mon chez moi. La cause ? Mon frère. Enfin, mon demi-frère pour être exacte. Daniel Jones. Oui, le guitariste et chanteur de McFly. Je l'adorais, même si ce n'était pas réciproque. Je l'idolâtrai, et pensais qu'au fond, il devait peut être bien m'aimer, qu'il donnait juste une image de lui-même, histoire de garder sa réputation devant ses amis. Son meilleur ami, du même prénom que lui : Daniel. Je l'aimais bien. Bon c'est vrai... je l'ai un peu plus que « bien aimé ». C'est en majeure partie à cause de lui que je suis partie aussi. Pas parce que je l'aimais à en mourir, mais parce que je le haïssais à pouvoir le tuer. Il m'a violé. Vous vous dites que ca n'arrive qu'aux autres. Lorsque ca vous arrive, vous n'y croyez pas. Vous ne pouvez pas croire qu'un garçon que vous avez aimé, à qui vous aviez confié des sentiments, des secrets, que vous considériez comme un second frère vous fasse ca. Et bien réveillez vous. Ca peut arriver à n'importe qui. La preuve : moi. J'en ai parlé. D'abords à Danny. Oui je pensais que malgré le fait qu'il ne m'aime pas en public, il aurait tout de même réagit. Qu'ais-je eu de sa part ? Un éclat de rire. Il se tenait les côtes, et répétait en tue tête « Putain... Il me l'avait bien dit ! » Et une fois qu'il s'était arrêter de rire lorsque j'hurlais, il à lui-même crier « Mais assumes un peu tes conneries ! T'as déjà foutu la merde dans ma famille, maintenant tu voudrais la foutre dans ma vie sociale.... Tu rêves ! T'es une fille qui couche avec n'importe qui et maintenant tu viens te plaindre parce que mon meilleur pote à refuser tes avances .... Vas te faire soigner ! » Et il avait claqué la porte de sa chambre une fois m'avoir mis dehors.

J'en ai ensuite parler à mon père. Il m'a assuré que Daniel n'était pas un garçon comme ca. J'en ai ensuite parler à ma belle-mère. Elle m'a dit que c'était normal que ca m'ai fait mal la première fois, mais que ca ne faisait pas de l'acte un viol. J'avais quinze ans. Je n'étais pas stupide. Je savais ce qu'étais un viol. Un rapport sexuel non consenti. De force. Contre mon gré. J'ai pas mal de synonymes. La vérité, c'est que personne ne veut vraiment voir la réalité. On ne veut pas être montré du doigt, alors on étouffe l'affaire. Moi, j'en ai décidé autrement. Quand je suis rentrée chez moi après mes cours le 15 Novembre 2005, et que j'ai vu Daniel dans ma maison, je l'ai menacé d'aller porter plainte à la police s'il n'avouait pas à Danny ce qu'il avait fait. Il m'a rit au nez, et m'a prit à la gorge, me promettant de recommencer si je faisais quoique ce soit. C'est ce jour là que j'ai décidé de partir. Je suis montée directement après le repas. Mon dernier repas en « famille ». Ambiance ère glacière. Danny me lançait des regards noirs, enfin... quand il me regardait par erreur. Mes parents s'étaient disputés dix minutes avant, et moi, je préparais ma fuite. Lorsque je suis montée, j'ai prit mon plus grand sac, et j'y ai fourré quelques jeans, des sous vêtements, et des hauts chauds. J'ai ensuite prit la doudoune la plus chaude et j'ai mis le tout sous mon lit. J'ai attendu que mes parents dorment pour descendre et prendre l'argent qu'ils laissaient dans un des tiroirs du bureau. J'y ai laissé un mot d'excuse, leur promettant de les rembourser, et je suis remontée. Une mélodie sortait de la chambre de Danny. Je me suis arrêtée quelques secondes, un sourire timide sur les lèvres, et je suis partie dans ma chambre. J'me suis affalée sur mon lit, un stylo et un cahier dans les mains, et j'ai écrit. Quand j'ai refermé le cahier, j'l'ai replacé dans ma commode, comme d'habitude. Sauf qu'à 3h07min du matin, quand j'ai sauté par la fenêtre et que j'ai atterrit sur le toit du voisin, je l'ai oublié.

# Posted on Sunday, 30 November 2008 at 2:37 PM

Edited on Sunday, 30 November 2008 at 3:16 PM

Danny Jones

Danny Jones
Danny Jones. C'est moi. Homme de vingt deux ans, une petite amie photographe, un groupe de musique en vogue, des amis fidèles, et un lourd secret sur le c½ur. Mon sourire compense ma tristesse. Elle est partie y'a trois ans, je ne l'ai plus jamais revue. Elle, c'est Gabriella. Gaby... pour ses amis. Je ne l'ai jamais appelé comme ca. Pourquoi ? Je ne savais pas si j'y été autorisé, et puis... je la haïssais. Je haïssais ma s½ur. Ma demi-s½ur pour être exact. En même temps, lorsque vous voyez votre famille se déchirer, puis un inconnu rentrer dans votre vie, une petite fille de 6 ans dans les bras, qui vous prends votre mère et se comporte comme votre père, comment voulez vous réagir ? Alors j'ai posé toute la faute sur la petite de six piges. Elle n'était pas méchante pourtant. Mais j'étais en colère, alors j'ai tout fait pour lui rendre la vie impossible.

Elle est partie le 16 Novembre 2005. Où ? Pour quoi faire ? Personne n'a jamais su. Seul ce mot dans le bureau de mon beau-père qu'il garde encore aujourd'hui comme le plus gros trésor : « Je vous rembourserai ». Au début, j'ai cru à une crise d'adolescente, pour qu'on la regarde un peu plus, et puis, au bout de deux semaines sans nouvelles, je me suis inquiété. Jamais je n'aurais cru pouvoir autant m'inquiéter pour elle. Je me suis toujours forcer à la haïr, que je m'étais persuader de ne pas l'aimer. C'était tout simplement le contraire.
Ma mère se rendait coupable de son départ, tout comme mon beau-père. Ils disaient qu'ils auraient du l'écouter quand elle leur avait parlé de ce soi-disant viol. De mon côté, j'ai douté. J'ai douté de mon meilleur ami. Je doute encore. Personne ne connait la vérité, personne mis à part elle. Daniel s'est fait arrêté. La raison ? Tentative de viol. Ironique ? Frustrant. Depuis, je ne sais plus quoi penser. Avait-elle dit la vérité ? Aurais-je dû la croire ? Si oui, serait-elle partie ? Comment faire pour savoir ? Trois ans. Trois Noël. Trois changements d'année. Trois anniversaires. Un énorme trou au c½ur. Je m'endors tout les soirs en pensant à ce que je pourrais lui dire si un jour je la revoyais : « Pardonne-moi » étaient les premiers mots qui me viennent à l'esprit.

Mais la reverrais-je un jour ? Là est l'éternelle question, qui est devenue familiale. Ma mère l'a élevée et aimé comme sa propre fille. Mon beau-père ne m'a jamais rendu responsable de sa fuite, et à continuer de m'aimer comme son propre fils alors que mon vrai père se dorait la pilule quelque part sur une île dans le Pacifique, oubliant mon existence, si par chance il se rappelait qu'il m'avait.
Gaby... J'ai tout fais pour l'éloigner de moi durant sept ans, et aujourd'hui... j'aimerai juste pouvoir la serrer dans mes bras, lui dire que je regrette, que sa présence me manque, ainsi que sa voix quand elle fredonnait sous la douche, et que je l'aime. Une photo.

« C'est tout ce qu'il me reste de toi Gaby. »


Une photo. N'est-ce pas cruel ? Certaine personne ont une tonne de photos. Moi j'ai choisit de me torturer pour le mal que je lui ai fait.
Une photo, et son écriture restée sur les pages de ses cahiers. Je les relis chaque fois que je pars en tournée, dans le bus, où lors d'un long voyage en train. Je les connais par c½ur, ces lignes où ma Gaby écrivait à quel point elle l'aimait... son demi-frère. A chaque fois, une larme franchissait mes yeux perçants, et venait s'écraser sur mon haut, lorsqu'elle n'avait pas été balayée par un revers de ma main. J'ai mal. Mal au c½ur. Personne ne m'oblige pourtant à m'infliger ca. Et pourtant, tout ce que je trouve à dire c'est : Je le mérite, c'est à cause de moi.

# Posted on Sunday, 30 November 2008 at 3:42 PM

Edited on Monday, 01 December 2008 at 1:02 PM

Gabriella Jones

Gabriella Jones
Je me suis reconstruit une vie en trois ans. Quand je suis arrivée, j'ai fais la connaissance d'un gérant d'une petite épicerie. Un vieux monsieur qui m'avait vu dormir contre sa grille. Il m'avait alors donné un travail, ses rhumatismes ne lui permettant plus de grimper sur une échelle, et m'hébergeait dans un des appartements de cette épicerie. De la chance ? De cocu oui. Il avait une fille, d'une trentaine d'année, qui venait me donner des cours quelques soirs par semaine. Ils ne m'ont jamais demandé mon nom ni mon âge. Je m'appelais alors Gaby, et étais en âge de travailler. J'ai économisé durant une année et demie avant d'être obligée de partir, suite au décès du pauvre vieux. L'épicerie et ses appartements ont été vendus. Je me suis alors faite engagée comme fille au pair. Je garde des enfants pendant une année entière, tout en faisant le ménage dans leur maison et promener le chien. La famille parfaite. La famille parfaite qui a préféré « se passer de mes services ». Pas de contrat officiel alors... j'ai viré immédiatement avec mon argent –liquide- sur moi. Avec la somme que j'ai économisé durant ces deux dernière années, j'ai réussit à me dégoter un petit appart' dans le Nord de Londres. Et depuis, j'y habite. J'ai déniché un autre job, dans un « Prêt à manger », et attends fièrement derrière mon comptoir une casquette sur la tête, un badge sur le t-shirt, un sourire forcé sur le visage, qu'un client se décide sur la saveur de son muffin. Myrtilles ou Framboises, quel choix !

Ma famille ne me manque pas. C'est facile de dire ca quand on ne les a pas vus depuis trois ans hein. Bien sûr, je ne dirais pas la même chose s'ils se trouvaient là, devant moi, à me commander un muffin myrtilles avec un cappuccino avec supplément de crème. Mais ils ne sont pas devant moi. Le seront-ils un jour ? Parfois je me demande ce qu'ils sont devenus. Danny, pas besoin de regarder bien loin, un magasine chez un libraire fait l'affaire. J'ai apprit à le haïr. Finalement, s'il m'avait cru, en serais-je là ? J'ai vite chassé cette pensée de ma tête. Danny m'a toujours détesté, et rien ne changera ça.

« Bonjour...

Mon Dieu. Il fallait qu'il vienne ici lui. Deux fois. Deux fois que je sers cet homme. Douglas Lee Poynter. Encore une preuve que Danny ne m'aime pas.

- Que puis-je vous servir ? Demandais-je la tête baissée, d'une voix la plus normale que possible.
- Euh... il se retourna quelques secondes et cria, Haz' tu prends quoi ? »


Et en plus il est venu avec Harry. Ce dernier me regarde en plissant des yeux, et se rapproche. Effectivement tu verras mieux comme ca. Ah non... il lit le panneau qui se trouve derrière moi. Poynter me regarde un peu amusé et me chuchote un « tu veux un autographe ? ». Si tu savais ce que j'en ai à foutre de ton autographe. Je lui affiche un sourire hypocrite suivit d'un « désolée je suis en service. ». Au final, ils sont repartis avec deux cafés et deux muffins. Ils se sont installés à une table, et on commencé leur « gouter ». Moi. Je les ai regardé entre deux clients que j'ai servit. Harry m'a lancé quelques regards les yeux plissés. Pas de la même façon que la dernière fois, non là, il réfléchissait. La seule issue de secours qui s'offrait à moi était de baisser la tête. Mais un élément qui m'avait échappé a resurgit. Mon badge, avec écrit dessus : Gaby. De toute façon, comment connaitrait-il mon existence ?

# Posted on Sunday, 30 November 2008 at 4:11 PM

Edited on Tuesday, 02 December 2008 at 12:00 PM

Danny Jones

Danny Jones
« Le moment de la journée que je préfère, c'est quand il joue dans sa chambre. Le son de sa guitare transperce les murs, et vient jusqu'à mes oreilles. A ce moment précis, plus rien ne m'atteins. Il y a juste la mélodie et moi, et quand parfois j'ai la chance d'entendre sa voix qui se mêle à ses accords, je suis certaine de passer une excellente journée, ou nuit. »

Je ne savais pas qu'elle m'écoutait jouer. Je ne le savais pas qu'elle appréciait ma musique. Je ne savais rien d'elle en fait. Si. Je connaissais ses goûts culinaires. Pourquoi ? Parce que je m'évertuais à faire quelque chose qu'elle n'aimait pas lorsque nos parents sortaient, et je l'obligeais à le manger jusqu'à la dernière fourchette. Cruel demi-frère ? Oui. Et elle me faisait cher payer aujourd'hui.

- Dan' ?
- J'suis là ! répondis-je sans donner d'autres informations sur l'endroit exact où je me trouvais.
- Qu'est-ce que tu fais ? me demandait Tom. Oh... encore avec ces cahiers...
- Désolé... on s'y remet alors ? dis-je en posant les dits sur le sol.
- Tu veux en parler ?
- Tu connais déjà toute l'histoire... dis-je en baissant la tête.
- Danny... je sais que tu t'en veux, mais ca fait trois ans maintenant. Faut que tu penses à tourner la page.
- J'sais même pas si elle est encore en vie... si ca se trouve elle est morte seule pendant un hiver, et vu que personne la connaissait ils l'ont enterré dans un cimetière public... déballais-je, alors que si je l'avais cru, elle serait encore en vie et si ca se trouve elle serait là avec nous en ce moment même !
- Mais tu n'en sais rien ! trancha Tom. Si ca se trouve, elle est toujours en vie, et elle s'en sort bien.
- Tchao les mecs ! fit Dougie en arrivant. Wow Danny t'as une tête de déterré ! Quelqu'un est mort ?
- Nan... on était en train de parler de Gabriella, se justifia Tom.
- Oh ! fit Harry avant de plonger dans un silence de mort.
- On l'a vu ! s'exclama Dougie.
- Doug ! s'écria Harry.
- C'est vrai ? dis-je en sautant de mon tabouret, manquant de m'écraser au sol en ayant oublié que j'avais enroulé mes pieds avec le fil du micro.
- Nan... enfin... c'est juste une impression, reprit Harry. Y'avait une fille qui lui ressemblait assez au comptoir où elle nous a servit... c'est tout ! dit-il en regardant Dougie.
- C'est tout ?! Et son badge ? insinua Dougie, qui ne voulait apparemment pas en finir avec cette discussion.
- Dougie... on en a déjà parlé ! C'est une pure coïncidence ! dit-il en levant les yeux au ciel.
- Quoi son badge ? demandais-je à Dougie.
- Y'avait marqué « Gaby » dessus, dit-il.

Vous savez ce que c'est d'avoir l'impression de tomber quand vous fermez les yeux ? Moi, cette sensation je l'ai les yeux ouverts, à cet instant précis, debout. Je me sens vaciller un peu, Tom me retiens par le bras et me demande comment je vais. Comment je vais ? Une enclume sans ailes s'est écrasée sur ma cage thoracique, voilà comment je vais. Elle travaille donc dans un snack ? Depuis combien de temps ? J'entends Tom me dire « Si ca se trouve, ce n'est pas elle... ». Belle tentative Tom, mais c'est trop tard. Et si c'était elle ?

# Posted on Sunday, 30 November 2008 at 4:21 PM

Edited on Thursday, 04 December 2008 at 2:12 PM